Last Change:
08/18/2025
Economic and Social Development Plan, Volume II (2022–2026)
Original names of the law: Plan de Développement Économique et Social Volume II (2022-2026)
Year: 2022
Type: Domestic policy
Rights Category: Education, Health, Housing, land & property, Social protection, Work & Workplace rights
Description
Second volume of the Economic and Social Development Plan, which contains the strategic guidelines, including the vision, objectives and expected results, macroeconomic outlook, strategic pillars and programs, as well as the main structural reforms to be undertaken.
Selected provisions
5.2.5. Programme 11 :Renforcement de la gestion de la migration
Au Niger, la migration se caractérise par une migration de transit, un afflux massif des réfugiés (maliens, nigérians et burkinabés) fuyant l’insécurité, des retournés de la Libye à travers le mécanisme d’évacuation d’urgence et de transit (ETM)*, des personnes déplacées internes (PDI), des retours forcés et des rapatriements en cascade des nigériens et d’autres ressortissants étrangers ainsi que l’exode rural.
Ces mouvements de personnes exercent une pression importante sur les ressources partagées des populations d’accueil déjà en situation d’extrême précarité et qui subissent également les effets des changements climatiques, mettant ainsi à mal la résilience de ces populations. Plusieurs acteurs sont concernés par la gestion de la migration. Il s’agit de l’Etat, des PTF, des prestataires de services, des migrants et déplacés forcés, des populations d’accueil et des organisations de la société civile.
Ainsi, le Niger, pays champion du Pacte Mondial sur les Migrations sûres, ordonnées et régulières, s’est doté d’une Politique Nationale de Migration (PNM) 2020-2035, assortie d’un premier plan d’actions 2020-2025, adoptés par décret n°2020-744 /PRN/MI/SP/D/ACR du 28 septembre 2020, pour servir de cadre de prise en charge holistique des préoccupations liées à la gouvernance de la migration. Le coût de ce premier plan d’actions quinquennal est estimé à 262,8 milliards de FCFA. Son financement fera l’objet d’une table ronde.
Les actions majeures du programme « renforcement de la gestion de la migration », qui correspondent aux axes stratégiques de la PNM, sont :(i) l’exploitation des opportunités liées à la migration ; (i) la protection et l’assistance aux migrants, aux réfugiés et aux populations d’accueil et (iii) la gestion des flux migratoires.
L’exploitation des opportunités liées à la migration se fera à travers les actions suivantes : (i) l’appui au développement local ;(i) l’accompagnement du secteur privé ;(iii) l’accompagnement de l’Etat et des Collectivités Territoriales ;(iv) l’appui à la réintégration socio-économique des migrants ;(v) la structuration des actions de la Diaspora ; (vi) la production du bulletin statistique de la diaspora ; (vii) le renforcement des capacités techniques et managériales des femmes et des jeunes et (viii) la facilitation de l’accès des femmes et des jeunes au financement.
S’agissant de la protection et de l’assistance aux migrants, aux réfugiés et aux populations d’accueil, les actions suivantes seront menées :(1) la transposition des textes internationaux ratifiés par le Niger ; (i) la vulgarisation des textes existant sur la protection des droits des migrants ;(iii) le renforcement des structures d’accueil des migrants ;(iv) le renforcement de la coordination du dispositif institutionnel de la migration en protection des migrants ;(v) la protection et l’assistance aux enfants en mobilité ; (vi) le renforcement de le sécurité sociale des migrants ;(vii) la capitalisation des pratiques en matière de protection des migrants ;(viii) le renforcement de la lutte contre le trafic illicite des migrants et de la traite des personnes et (ix) le renforcement et l’amélioration du dispositif de la mise en œuvre des recommandations des mécanismes de droits de l’homme des Nations Unies.
Quant à la gestion des flux migratoires, les actions envisagées portent sur :(i) le renforcement de la coordination inter acteurs ;(ii) le renforcement et l’amélioration des mécanismes de suivi évaluation ; (iii) la mise en place et l’opérationnalisation d’un mécanisme de veille ;(iv) l’amélioration de la coopération inter étatique ; (v) l’harmonisation et l’adaptation des textes juridiques nationaux et internationaux ;(vi) le renforcement des capacités opérationnelles des FDS ; (vii) le renforcement des capacités opérationnelles des services techniques déconcentrés; (viii) l’amélioration de l’accès aux pièces d’état civil et titres de voyage ;(ix) le renforcement des capacités de surveillance sanitaire aux frontières ;(x) l’amélioration de la connaissance sur la migration interne et circulaire ;(xi) la prise en compte des migrations internes et circulaires dans les politiques de développement et (xii) la promotion de la recherche scientifique sur la migration.
Ce programme vise également l’atteinte de l’ODD10 « réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre ».
S’agissant de l’accès à l’éducation, les actions porteront sur l’amélioration de la disponibilité des infrastructures et du personnel enseignant. Pour ce qui est des infrastructures, un vaste programme de construction de classes sera mis en œuvre à partir des modèles alternatifs à faibles coûts et mieux adaptés à notre environnement, pour remplacer progressivement les classes en paillotes du préscolaire au secondaire. Par ailleurs, un programme de création d’internats dédiés aux filles ainsi que des collèges de proximité sera mis en œuvre, en vue de promouvoir la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école, conformément aux priorités de la Stratégie Nationale d’Accélération de l’Éducation et de la Formation des Filles et des Femmes (SNAEFFF) au Niger. Ces efforts de construction d’infrastructures scolaires s’inscriront dans une vision globale visant la réactualisation et le respect de la carte scolaire.
La disponibilité des enseignants qualifiés sera améliorée avec la mise en place d’un mécanisme dynamique de gestion des ressources humaines, de formation et de recrutement conformément à l’évolution des effectifs scolarisables.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, les capacités d’accueil seront renforcées à travers la construction et la réhabilitation des infrastructures universitaires ainsi que le recrutement du personnel enseignant et d’appui. De même, les conditions de vie des étudiants seront davantage améliorées sur le plan de l’hébergement, de la restauration et du transport.
La qualité de l’enseignement supérieur sera améliorée avec l’objectif de faire de la formation à la demande et la reconversion des jeunes diplômés un préalable dans les clauses de grands projets structurants. Pour cela, des réformes curriculaires seront réalisées pour relever le défi de l’adéquation de l’offre de formation avec les besoins du marché. A cette fin, il est prévu de mettre en place un cadre d’échanges permanent réunissant les entreprises et les institutions de formation et de recherche.
Les objectifs visés par ce programme permettront l’atteinte de l’'ODD4 « Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Il s’agira, entre autres, de :(i) faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, avec des chances égales, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, les dotant d’acquis véritablement utiles ;(ii) faire en sorte que toutes les femmes et tous les hommes aient accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d’un coût abordable ;(iii) éliminer les inégalités entre les sexes dans le domaine de l’éducation et assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle ;(iv) faire en sorte que tous les jeunes et la majorité d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter et (v) assurer la continuité de l’éducation et de la formation dans les Zones en situation de crise.