Date of publication:

09/22/2026

Burkina Faso

Do domestic laws and policies prohibit the penalization of asylum-seekers and refugees for irregular entry or presence?

ANALYSIS

Assessment by population

Assessment by population
Refugees
Asylum-seekers
Analysis

As stated by article 9 of Law No. 042-2008/AN of 23 October 2008, refugees who arrive directly from a territory where their life or freedom was threatened (as defined in Article 3 of the same law) and enter or stay in Burkina Faso without authorization will not face criminal penalties. This is conditional upon the refugee promptly presenting themselves to the national refugee authorities.

    LAW & POLICY

    Related provisions of domestic law or policy

    Law No. 042-2008/AN of 2008 on the Status of Refugees in Burkina Faso
    • Year: 2008
    • Type: Domestic law
    • Rights Category: Asylum, Education, Freedom of movement, Health, Housing, land & property, Liberty & security of person, Nationality, Integration & Public Affairs, Social protection, Work & Workplace rights, Family life
    • Link to external source: https://www.refworld.org/legal/legislation/natlegbod/2008/fr/79997

    Legal provision

    Article 9 - Illegal entry or stay

    Aucune sanction pénale ne sera appliquée, du fait de son entrée ou de son séjour irrégulier, au réfugié qui arrive directement du territoire où sa vie ou sa liberté était menacée au sens de l’article 3 de la présente loi, entre ou séjourne sur le territoire sans autorisation, sous réserve qu’il se présente sans délai aux autorités nationales chargées des réfugiés. Lorsque ladite personne a été interpellée pour des raisons d’enquête, la garde à vue ne doit pas dépasser vingt-quatre heures renouvelables deux fois. Aucune mesure d’expulsion ou de reconduite à la frontière contre un requérant d’asile ne peut être mise en exécution avant que la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) visée à l’article 19 ci-dessous ne se prononce sur son cas, à moins que lesdites mesures ne soient dictées par des raisons de sécurité nationale, d’ordre public ou en exécution d’une décision rendue conformément à la loi. Dans tous les cas, ces mesures d’expulsion ou de reconduite à la frontière ne pourraient avoir pour effet de contraindre un demandeur d’asile à retourner ou demeurer dans un pays où sa liberté serait menacée au sens de l’article 3 de la présente loi.